Sortir des blocages avec la négociation coopérative

Cette formation s’adresse aux managers, chefs de projet, commerciaux, acheteurs et fonctions support confrontés à des négociations où les positions semblent incompatibles. Elle permet de rechercher un accord sans renoncer à ses objectifs essentiels.

Les participants apprennent à identifier les intérêts et les contraintes, préparer leurs marges de manœuvre, construire plusieurs options et rééquilibrer la relation. Ils repartent avec une méthode pour obtenir des accords précis, réalistes et durables.

Nous avons déployé cette formation pour :

Logo des Banques Alimentaires
Logo de RTE
Logo du CEA
Logo de SADE
Logo de Unow
Logo de HAROPA PORT
Logo d’Action contre la Faim

Les enjeux

Comprendre les intérêts, élargir les options et construire des accords qui tiennent dans la durée

Une négociation commence bien avant la signature d’un contrat.

Elle apparaît aussi lorsqu’il faut obtenir une ressource, renégocier un délai, défendre un budget, clarifier une responsabilité, faire évoluer une demande ou construire un accord entre plusieurs services.

Dans ces situations, chacun arrive avec ses objectifs, ses contraintes et sa lecture du sujet. Lorsque les échanges restent centrés sur les positions affichées, la discussion peut rapidement se réduire à un rapport de force ou à un compromis fragile.

La négociation coopérative permet de tenir ses objectifs tout en recherchant une solution qui prenne en compte les intérêts réels des parties et préserve la possibilité de travailler ensemble après l’accord.

Ce qui se joue

Négocier de manière coopérative demande de préparer suffisamment la situation pour savoir ce que l’on cherche réellement à obtenir, ce qui doit être protégé, ce qui peut être négocié et ce que l’on fera si aucun accord satisfaisant n’est trouvé.

Il faut également comprendre ce qui compte pour l’autre partie, élargir les variables de négociation et construire plusieurs options avant de conclure.

La qualité de la négociation dépend autant de sa préparation que de la conduite de l’échange.

À qui s’adresse cette formation ?

Cette formation s’adresse notamment aux :

  • managers et responsables fonctionnels confrontés à des arbitrages ou accords internes
  • chefs de projet qui négocient délais, ressources, contributions ou périmètres ;
  • commerciaux et acheteurs
  • fonctions support et responsables de partenariats
  • professionnels amenés à négocier avec des acteurs internes, clients, fournisseurs, partenaires ou institutions

Elle peut porter sur des négociations internes ou externes, avec des clients, fournisseurs, partenaires, métiers, fonctions support ou acteurs projet.

Ce que les participants sauront faire

À l’issue de la formation, les participants seront capables de :

  • clarifier leurs objectifs, priorités et limites avant la négociation
  • distinguer positions affichées et intérêts réels
  • identifier ce qui est négociable et préparer une solution de rechange en cas de non-accord
  • comprendre les contraintes, critères et priorités de l’autre partie
  • élargir les variables et construire plusieurs options
  • conduire l’échange en questionnant, reformulant et testant les zones d’accord
  • traiter un blocage ou un rapport de force sans accepter un accord intenable
  • conclure un accord précis et préparer les conditions de sa mise en œuvre

Le programme

Ce programme alterne apports méthodologiques, expérimentations à travers différents jeux pédagogiques, mises en pratique et travail sur les situations réelles apportées par les participants.

Identifier les situations qui relèvent d’une négociation

  • Distinguer une demande, une décision, un arbitrage, un désaccord, une régulation et une véritable négociation.
  • Comprendre à quelles conditions une démarche coopérative devient possible.
  • Identifier les situations dans lesquelles le pouvoir de décision ou le cadre laisse peu de place à la négociation.

Clarifier ses objectifs

  • Préciser le résultat recherché, les enjeux prioritaires, les points indispensables, les éléments souhaitables, les limites à ne pas dépasser et les conséquences d’un non-accord.
  • Entrer dans la négociation avec plusieurs options plutôt qu’avec une seule position rigide.

Préparer sa solution de rechange

  • Identifier la meilleure solution disponible si aucun accord n’est trouvé — souvent appelée MESORE ou BATNA — et vérifier sa solidité réelle.
  • Évaluer sa solidité réelle.
  • Repérer également les alternatives probables de l’autre partie.
  • Utiliser cette préparation pour négocier avec davantage de lucidité, tout en gardant sa solution de rechange comme un appui plutôt que comme une menace.

Comprendre les intérêts en présence

  • Distinguer ce que chaque partie demande de ce qu’elle cherche réellement à protéger ou à obtenir.
  • Explorer les contraintes, les risques, les besoins, les critères de réussite, les priorités, les échéances et les relations futures.
  • Garder ouverte l’hypothèse que les intérêts puissent être compatibles.

Préparer les variables de négociation

  • Identifier les éléments qui peuvent être combinés : délai, quantité, qualité, ressources, périmètre, modalités de mise en œuvre, niveau de service, responsabilités, suivi, engagements réciproques.
  • Préparer plusieurs scénarios plutôt qu’une seule solution.

Ouvrir et conduire l’échange

  • Poser un cadre clair.
  • Partager les enjeux utiles tout en gardant la maîtrise de sa stratégie.
  • Questionner et reformuler.
  • Faire émerger les intérêts réels.
  • Vérifier les zones d’accord et les points de désaccord.
  • Avancer progressivement vers des options acceptables.

Créer des options

  • Rechercher plusieurs manières de répondre aux intérêts identifiés.
  • Différer le jugement sur les solutions pendant la phase d’exploration.
  • Combiner les variables pour élargir un échange centré sur une seule demande.
  • Évaluer les options à partir de critères partagés.

Traiter les blocages et les rapports de force

  • Repérer une position figée, une menace, une tentative de manipulation, une demande disproportionnée, une fausse urgence, une rupture de confiance ou un déséquilibre de pouvoir.
  • Choisir s’il faut questionner, reformuler, suspendre, changer de cadre ou interrompre la négociation.
  • Préserver la relation tout en refusant un accord qui ne pourrait pas être tenu.

Conclure et formaliser l’accord

  • Clarifier les engagements de chaque partie, les responsabilités, les délais, les conditions, les modalités de suivi, les points de révision et la manière de traiter un éventuel écart.
  • Vérifier que l’accord est compris de la même manière par tous.

S’entraîner sur les négociations réelles

Les participants travaillent sur des situations comme : renégocier un délai, obtenir une ressource, défendre un besoin, clarifier une prestation, faire évoluer une demande, construire un accord interne, préparer un arbitrage, négocier avec un partenaire ou un fournisseur.

Chaque situation est analysée, préparée puis mise en pratique.

Nos plus

Une formation reliée à vos contextes de négociation

Le cadrage permet d’identifier les types de négociation rencontrés, les interlocuteurs concernés, le niveau d’expérience des participants, les rapports de force habituels, les pratiques internes et les situations à travailler.

La formation peut ainsi être orientée vers des négociations commerciales, internes, sociales, partenariales ou liées aux projets.

Les Marchands de Venise

Les Marchands de Venise place plusieurs équipes dans une situation où chacune poursuit ses propres objectifs tout en dépendant des autres.

Plateau du jeu pédagogique Les Marchands de Venise, utilisé pour travailler la négociation coopérative et les alliances entre équipes.
Un jeu pédagogique pour expérimenter la négociation coopérative, les alliances, les intérêts divergents et la recherche d’un résultat collectif.

Les participants expérimentent en accéléré plusieurs mécanismes de négociation : premières positions, alliances, partage ou rétention d’informations, confiance, création de valeur et qualité des accords.

Le débrief permet ensuite de dégager les principes utiles avant de les appliquer aux négociations réelles des participants.

Le jeu est développé et enrichi par Eikos depuis 1991.

Ce qui caractérise cette formation

Une négociation qui distingue coopération et concession

Les participants apprennent à préserver leurs intérêts tout en recherchant une solution plus solide qu’un compromis rapide.

Une préparation structurée

Le travail sur les objectifs, les alternatives, les intérêts et les variables précède l’entraînement à la conduite de l’échange.

Une attention portée à l’après-accord

La formation intègre la formalisation, le suivi et les conditions nécessaires pour que l’accord produise réellement ses effets.

Expérience et références

Eikos a déployé cette formation dans des contextes de négociation interne, de projets, de partenariats, de dialogue social et de relations professionnelles, notamment auprès de RTE, du CEA, de SADE, de HAROPA PORT et des Banques Alimentaires.

Découvrir les références et réalisations d’Eikos

Pour approfondir

Informations pratiques

  • Durée : 1 à 3 jours selon les objectifs
  • Groupe : 4 à 12 participants
  • Format : présentiel, distanciel ou parcours blended
  • Modalité : formation intra-entreprise

Questions fréquentes

Quelle différence entre négociation coopérative et compromis ?

Un compromis partage souvent l’écart entre deux positions.

La négociation coopérative cherche d’abord à comprendre les intérêts et à créer plusieurs options avant de choisir un accord.

La négociation coopérative fonctionne-t-elle dans un rapport de force ?

Elle permet de mieux préparer ses intérêts, ses alternatives et les limites de l’accord. Elle reste distincte d’une méthode qui supprimerait le rapport de force, et une solution coopérative n’est pas toujours possible.

Quelle différence avec Maîtriser les tensions et les conflits ?

Maîtriser les tensions et les conflits aide à lire et réguler une situation relationnelle sensible : comportement, remarque difficile, désaccord ou relation qui commence à se dégrader.

Sortir des blocages avec la négociation coopérative porte sur la construction d’un accord lorsque plusieurs parties ont des objectifs, contraintes, intérêts ou variables de négociation différents.

La différence principale est donc : réguler une relation ou une situation sensible d’un côté ; construire un accord de l’autre.

Quelle différence avec « Coopérer inter-équipes » ?

Coopérer inter-équipes travaille le fonctionnement courant entre plusieurs collectifs : rôles, demandes, informations, passages de relais, décisions et accords de fonctionnement.

La négociation coopérative devient plus pertinente lorsque plusieurs parties doivent réellement construire un accord sur un sujet où leurs intérêts, contraintes ou objectifs diffèrent.

La différence est donc : améliorer une interface de travail d’un côté ; négocier un accord sur un objet précis de l’autre.

Peut-on travailler sur des négociations confidentielles ?

Oui. Les situations peuvent être anonymisées ou transformées pour préserver les informations sensibles tout en conservant les enjeux utiles à l’entraînement.

Préparons les négociations qui comptent réellement

Vos managers, chefs de projet, commerciaux, acheteurs ou fonctions support doivent construire des accords sur des délais, ressources, responsabilités, budgets ou niveaux de service malgré des intérêts différents ?

Nous pouvons partir des négociations réellement rencontrées, des acteurs concernés et des points qui se bloquent aujourd’hui pour construire un entraînement adapté aux situations des participants.

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