Coopérer inter-équipes

Cette formation s’adresse aux équipes dont l’efficacité dépend de la qualité de leurs interfaces avec d’autres services. Elle leur permet de dépasser les irritants quotidiens pour travailler sur les causes concrètes des difficultés de coopération.

Les participants clarifient leurs attentes, leurs rôles, les passages de relais, les informations nécessaires et les modalités d’arbitrage. Ils repartent avec des accords observables et des règles de fonctionnement applicables immédiatement.

Nous avons déployé cette formation pour :

Logo de KAEFER
Logo des Banques Alimentaires
Logo de Louis Vuitton
Logo du CEA
Logo de SADE
Logo de HAROPA PORT
Logo du Groupe Chantelle
Logo de Johnson & Johnson
Logo du CNRS
Logo de GMF
Logo de Decathlon
Logo d’Action contre la Faim

Les enjeux

Clarifier les interfaces et construire des accords de fonctionnement utiles

Lorsque deux équipes rencontrent des difficultés à travailler ensemble, la bonne volonté reste souvent insuffisante à elle seule.

Chaque collectif possède ses propres priorités, contraintes, habitudes et critères de réussite. À l’interface, une information peut arriver trop tard, une demande manquer de précision, un passage de relais rester flou ou une décision être attendue sans que son responsable soit clairement identifié.

Cette formation aide les équipes à analyser ce qui ralentit réellement leur travail commun, puis à construire des règles simples, observables et adaptées à leur activité.

Elle peut prendre la forme d’une formation ou d’un team learning, lorsque plusieurs équipes travaillent directement sur leurs propres interfaces.

Ce qui se joue

La coopération se construit dans des situations quotidiennes :

  • Une demande transmise d’un service à un autre
  • Une information à partager
  • Une validation à obtenir
  • Un passage de relais
  • Une réunion de coordination
  • Une alerte
  • Une décision à préparer
  • Un irritant à traiter

Lorsque ces situations restent insuffisamment clarifiées, les relances augmentent et les équipes développent des interprétations différentes de ce qui s’est passé.

L’objectif dépasse donc la seule demande de mieux communiquer. Il consiste à clarifier les responsabilités, les attentes réciproques, les règles d’échange et les décisions nécessaires au travail commun.

À qui s’adresse cette formation ?

Cette formation s’adresse notamment à :

  • Deux équipes qui doivent améliorer leur fonctionnement commun
  • Des services ou directions ayant des interfaces fréquentes
  • Une fonction support et ses clients internes
  • Des équipes métier et des équipes support
  • Des équipes siège et terrain
  • Des équipes projet et des équipes opérationnelles
  • Des collectifs concernés par une nouvelle organisation
  • Des managers souhaitant renforcer la coopération entre leurs équipes

Elle est particulièrement adaptée lorsque les difficultés viennent d’une accumulation d’irritants, de malentendus ou de règles implicites, plutôt que d’un conflit ouvert.

Ce que les participants sauront faire

À l’issue de la formation, les participants seront capables de :

  • Identifier les situations qui freinent réellement la coopération
  • Clarifier les rôles et les responsabilités à l’interface
  • Rendre les attentes réciproques plus explicites
  • Fiabiliser les passages de relais et la circulation de l’information
  • Distinguer ce qui relève des équipes et ce qui demande un arbitrage
  • Améliorer les réunions et les temps de coordination
  • Construire des accords de fonctionnement observables
  • Traiter les irritants suffisamment tôt
  • Définir les premières actions à tester dans le travail réel

Le programme

Ce programme de formation à la coopération inter-équipes est construit à partir des situations vécues par les équipes concernées.

Il peut être animé avec deux équipes ensemble, ou avec plusieurs représentants de collectifs qui doivent mieux coopérer.

Comprendre ce qui se joue entre les équipes

  • Distinguer coordination, coopération et collaboration.
  • Identifier ce qui relève d’un manque d’information, d’une responsabilité floue, d’une décision absente ou de pratiques différentes.
  • Comprendre pourquoi chaque équipe peut avoir le sentiment de bien faire son travail tout en contribuant à des difficultés d’interface.

Diagnostiquer les freins réels

  • Analyser les situations qui ralentissent le travail : demandes insuffisamment cadrées, délais non partagés, informations incomplètes, priorités différentes, validations tardives, réunions peu décisives, points de contact mal définis, irritants récurrents.
  • Passer du reproche général à une description précise et observable.

Clarifier les rôles et les interfaces

  • Identifier qui intervient, sur quoi et à quel moment.
  • Clarifier les responsabilités concernant les demandes, les validations, les alertes, les décisions et les passages de relais.
  • Mettre à plat les attentes réciproques.
  • Préciser ce que chaque équipe peut raisonnablement attendre de l’autre.

Structurer les échanges utiles

  • Définir les informations à partager, leur format, leur fréquence et leurs destinataires.
  • Identifier les réunions nécessaires, celles qui doivent évoluer et celles qui peuvent être allégées.
  • Clarifier les modalités d’alerte et les décisions attendues.
  • Réduire les relances, les doublons et les incompréhensions.

Construire des accords de fonctionnement

  • Utiliser les principes de la négociation coopérative pour construire des accords réalistes.
  • Ces accords peuvent porter sur un délai, une information à transmettre, un point de validation, un passage de relais, un rituel, une modalité d’alerte, un critère de qualité ou une décision à préparer.
  • Chaque accord précise ce que les équipes vont faire évoluer et la manière dont elles en observeront les effets.

Pour approfondir, consulter l’article Négociation coopérative : construire des accords qui tiennent.

Traiter les irritants et les tensions

  • Nommer les faits sans généraliser.
  • Distinguer un désaccord, un problème de fonctionnement et une interprétation négative.
  • Rechercher une évolution concrète tout en reconnaissant les difficultés.
  • Lorsque les relations sont déjà fortement dégradées, un travail complémentaire sur les tensions et les conflits peut être nécessaire.

Préparer la suite

Les équipes sélectionnent quelques actions directement applicables. Elles précisent ce qui sera testé, qui en est responsable, à partir de quand, comment les effets seront observés, quand un nouveau point sera réalisé et quels sujets doivent être arbitrés ailleurs.

Nos plus

Une formation construite autour des interfaces réelles

Le cadrage permet de comprendre les équipes concernées, leurs activités, leurs contraintes et les situations qu’elles souhaitent faire progresser.

Selon le contexte, il peut intégrer des échanges avec les commanditaires, des entretiens courts avec les managers, un questionnaire adressé aux participants, la collecte de situations concrètes, l’analyse d’un processus ou d’un passage de relais, et l’identification des décisions qui devront être prises après la formation.

Ce travail permet de concentrer la session sur des sujets réellement utiles.

Trois configurations possibles

1) Des participants travaillent sur différentes interfaces

Chaque participant analyse une situation de coopération issue de son activité.

2) Une équipe clarifie ses relations avec plusieurs partenaires

Le collectif travaille ses demandes, ses engagements et ses interfaces avec d’autres services.

3) Plusieurs équipes travaillent ensemble

Les équipes concernées analysent directement leur fonctionnement et construisent des accords communs.

Cette dernière configuration est particulièrement adaptée lorsque l’objectif est de produire une évolution observable dans le travail.

Les Marchands de Venise

Les Marchands de Venise place plusieurs équipes dans une situation où chacune poursuit ses propres objectifs tout en ayant besoin des autres pour réussir.

Le jeu rend visibles les stratégies locales, la confiance, les informations partagées et la qualité des accords.

Le débriefing permet ensuite de revenir aux interfaces réelles : Qu’attendons-nous des autres sans l’avoir suffisamment explicité ? Où optimisons-nous notre propre périmètre ? Quelles informations circulent trop tard ? Quels accords rendraient le travail plus fiable ?

Ce qui caractérise cette formation

Un travail direct sur les interfaces

Les participants travaillent sur les demandes, passages de relais, informations et décisions de leur quotidien.

Des accords plutôt que de simples intentions

Le dispositif cherche à produire quelques évolutions concrètes et observables.

Une prise en compte des contraintes de chaque équipe

La coopération repose sur un ajustement réciproque, plutôt que sur la seule adaptation d’une équipe aux besoins des autres.

Une articulation avec les décisions managériales

Les participants distinguent ce qu’ils peuvent faire évoluer directement et ce qui demande une clarification ou un arbitrage.

Expérience et références

Eikos a déployé cette démarche dans des environnements très différents, notamment auprès de Louis Vuitton, du CEA, de Gemalto, de HAROPA PORT, du Groupe Chantelle et des Banques Alimentaires.

Découvrir les références et réalisations d’Eikos

Articles pour approfondir

Informations pratiques

  • Durée : 1 à 3 jours selon les objectifs
  • Groupe : 4 à 12 participants
  • Format : présentiel, distanciel ou parcours blended
  • Modalité : formation intra-entreprise ou team learning

Questions fréquentes

Faut-il réunir les équipes concernées ?

C’est souvent la configuration la plus efficace lorsque l’objectif porte sur leur fonctionnement commun. Il est aussi possible de commencer par un travail séparé lorsque certains sujets doivent être préparés avant la rencontre.

La formation produit-elle des accords concrets ?

Oui. Les équipes peuvent formaliser des règles, des engagements, des modalités d’alerte, des passages de relais ou des décisions à préparer.

Quelle différence avec Faire avancer les projets par la coopération et l’influence ?

Cette formation porte sur un fonctionnement durable entre plusieurs équipes.

Faire avancer les projets par la coopération et l’influence développe principalement la capacité d’un chef de projet à mobiliser des acteurs autour d’un projet identifié.

Peut-elle traiter des tensions anciennes ?

Oui, lorsque les équipes restent en capacité de travailler ensemble sur des faits et des règles de fonctionnement.

Lorsque les relations sont fortement dégradées, une intervention spécifique sur les tensions et les conflits peut constituer une meilleure première étape.

Clarifions les interfaces entre vos équipes

Décrivez-nous les collectifs concernés, les irritants observés et les résultats attendus.

Nous construirons un dispositif qui aide les équipes à produire des accords directement utiles à leur travail.

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