
Les Marchands de Venise est un jeu pédagogique qui plonge les participants dans une situation de stratégie commerciale, de négociation et de coopération sous contrainte.
Chaque équipe incarne une grande compagnie commerciale vénitienne. Son objectif : développer sa puissance, acheter des marchandises, les revendre au meilleur moment, négocier avec les autres compagnies, utiliser ses ressources avec discernement et faire les bons choix dans un environnement mouvant.
Le jeu met rapidement les participants face à une tension très concrète : chercher à maximiser son propre résultat tout en ayant besoin des autres pour réussir durablement.
C’est ce qui rend l’expérience particulièrement intéressante en formation. Les équipes peuvent gagner ponctuellement en jouant seules, en gardant l’information, en négociant au plus court ou en défendant uniquement leurs intérêts immédiats.
Mais elles découvrent aussi que certaines réussites ne sont possibles qu’en construisant des accords, en partageant des ressources, en anticipant les effets de leurs choix et en acceptant de coopérer avec des acteurs qui restent, en partie, des concurrents.
Ce que le jeu révèle rapidement : dans beaucoup d’organisations, les équipes ne manquent pas forcément de bonne volonté. Elles agissent souvent avec les objectifs, les contraintes et les informations dont elles disposent. Mais lorsque chacun optimise uniquement son propre périmètre, le collectif obtient parfois moins que ce qu’il aurait pu construire ensemble.
Dans Les Marchands de Venise, les compagnies évoluent dans un univers commercial inspiré de la Méditerranée.
Elles doivent se déplacer, acheter des lots de marchandises, revendre à Venise, composer avec les autres compagnies, faire face aux événements imposés par le Doge et prendre des décisions dans un contexte où les ressources sont limitées.
La réussite ne dépend pas seulement de la capacité à négocier un bon prix. Elle repose aussi sur la lecture du jeu, la stratégie, l’anticipation, la qualité des alliances, la gestion de l’information et la capacité à ajuster ses décisions au fil des tours.
Les participants sont confrontés à des situations très proches de la vie des organisations :
Le jeu permet ainsi de travailler la négociation coopérative dans une situation vivante, engageante et suffisamment décalée pour permettre aux participants d’observer leurs propres réflexes avec plus de recul.
Les Marchands de Venise repose sur une mécanique simple à comprendre, mais riche en décisions.
Cette structure rend le jeu particulièrement efficace pour faire vivre les logiques de coopération et de compétition. Les participants ne parlent pas seulement de négociation : ils négocient réellement. Ils ne parlent pas seulement de stratégie : ils prennent des décisions, en voient les conséquences, puis doivent les assumer ou les corriger.
Les Marchands de Venise peut être utilisé dans une séquence de 3 à 4 heures, intégrée à une formation plus large sur la coopération, la négociation, le management transversal, la relation interservices ou la conduite de projet.
Il peut également structurer un temps fort de séminaire d’équipe, de journée managers ou de parcours dédié à la coopération.
Le jeu prend tout son sens lorsqu’il est inscrit dans une démarche complète :
C’est cette articulation qui transforme le jeu en véritable levier d’apprentissage.
Les Marchands de Venise peut être adapté selon les publics, les enjeux et les objectifs pédagogiques.
Les règles, les objectifs des compagnies, les ressources, les événements, les contraintes de négociation et les questions de débriefing peuvent être ajustés pour faire écho à votre réalité.
Le jeu peut notamment être utilisé avec :
Il peut servir plusieurs objectifs :
Le jeu devient ainsi un outil pédagogique précis, capable de faire vivre une situation de coopération complexe sans exposer directement les participants à leurs propres tensions professionnelles.
Les Marchands de Venise révèle très vite les comportements qui apparaissent dans les situations de coopération sous contrainte.
Certains groupes cherchent à gagner seuls. D’autres négocient beaucoup, mais sans clarifier leurs intentions. Certains protègent l’information. D’autres font confiance trop vite. Certains privilégient le gain immédiat. D’autres construisent des alliances plus durables, mais parfois trop tard.
Ces comportements sont riches à analyser, car ils disent quelque chose des fonctionnements collectifs :
Le débriefing permet de transformer ces observations en apprentissages transférables. Il ne s’agit pas de commenter qui a gagné ou perdu, mais de comprendre ce qui a produit le résultat : les choix, les alliances, les renoncements, les négociations, les informations partagées ou conservées, les décisions prises trop vite ou trop tard.
Les Marchands de Venise est un jeu très puissant, mais il ne suffit pas de le faire jouer pour produire un apprentissage durable.
Sans débriefing et transfert, les participants repartent avec le souvenir d’un moment vivant, rythmé et engageant. C’est agréable, mais insuffisant.
Avec un débriefing solide, le jeu devient un véritable révélateur des dynamiques de coopération. Il permet aux participants d’identifier leurs automatismes, de comprendre les effets de leurs choix, puis de faire le lien avec leurs situations professionnelles.
C’est pour cette raison que nous l’utilisons toujours comme un levier intégré à une démarche pédagogique plus large : formation, séminaire, parcours managers, accompagnement d’équipe ou dispositif sur mesure.
Le jeu sert alors un objectif clair : faire vivre une expérience, l’analyser collectivement, puis en tirer des pratiques concrètes pour mieux négocier, mieux coopérer et mieux réussir ensemble.
Vous souhaitez utiliser Les Marchands de Venise dans une formation à la négociation coopérative, un séminaire d’équipe, un parcours managers ou une démarche sur la coopération transverse ?
Décrivez-nous votre contexte : nous identifierons avec vous comment cette activité peut servir vos enjeux, vos publics et vos situations de travail.
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